J’ai gravi la colline pour respirer plus d’un milliard d’individus

Présentation *

Théâtre

J’ai toujours eu le désir de construire une vision croisée des imaginaires, des situations et des langues populaires aux limites d’un monde de conventions, avec une langue ouvragée d’introspection et de sidération méditative. Et dans l’exploration de ce contraste, trouver une forme de réconciliation de nos solitudes avec la diversité des modes d’existence.
De là est né le projet, basé sur la forme du feuilleton comme éminemment populaire, d’un feuilleton-théâtre choral faisant jouer dans une improbable épopée sociale une trentaine de personnages autour de quelques figures-clés dont Michel alias le Narrateur que l’écriture sauve, et Johnny, son alter ego depuis l’enfance, que le deuil amoureux ne sauve pas. Le premier va traverser environ huit épisodes muni d’une identité spongieuse et instable par construction et par désir, suivant une quête somnambulique essentiellement guidée par les traces du second, et permettant à « J’ai gravi la colline … » de tenter un portrait du monde tel que je le ressens, tel que je tente d’y survivre.

Diffractée entre miette de pain et paysage global, cette identité (Michel, que l’on devine peu à peu porteur d’un secret originel destructeur), se retrouve en perpétuelle chute, synchrone à un monde où les fragiles tombent et sont écrasés, et où l’amour et le désir, l’humour et la subversion, permettent des rétablissements acrobatiques que le théâtre, le geste, le corps et la présence peuvent magnifier. Au prisme des actes et des formulations de tous les personnages, le monde du bons sens et du quotidien normé est déconstruit comme un empilement de ready-made riches en poétique de l’absurde, alliant inconsciemment la plus grande tendresse et la férocité ordinaire. Ce que traduira une écriture-puzzle résistant néanmoins aux tentations de la fragmentation, une écriture en chutes et en relèvements elle aussi, car il n’y a aucune raison qu’une écriture reste droite quand les hommes ne tiennent plus leur verticalité.

Feuilleton théâtre en 8 épisodes (dont 1 double et 2 flash-backs)
sous forme de dialogues, de monologues et de narrations

Équipe artistique & production *

Texte et mise en scène Christophe Huysman
Equipe de création Jacques André, Jacqueline Bosson, Christophe Huysman, Hakim Romatif, Christine Tiana

Administration, production Christine Tiana
Diffusion Manon Cardineau

Production Les Hommes penchés
Accueil en résidence La Ville de Noyers-sur-Serein, Le Garage (Paris)